Le 7 décembre 2024, le ministère de l'Intérieur français a publié un rapport révélant une hausse significative des expulsions de sans-papiers en France.
Cette tendance s'inscrit dans le cadre d'une politique migratoire plus stricte mise en place sous l'égide des précédents ministres, Gérald Darmanin et Bruno Retailleau. Ces derniers mois, les autorités françaises ont intensifié leurs efforts pour lutter contre l'immigration irrégulière, avec un nombre croissant d'interpellations et d'expulsions.
Le mois d'octobre 2024 a vu un bond de 21,3 % du nombre d'interpellations par rapport à 2023, tandis que les expulsions ont également augmenté de près de 19 %. Ces données témoignent d'une volonté politique forte, bien que le taux d'exécution des mesures d'éloignement demeure faible par rapport au nombre total d'expulsions prononcées.
Bien que les expulsions aient augmenté, le taux d’exécution des mesures d’éloignement reste relativement faible. Sur les 2 322 sorties du territoire enregistrées en octobre 2024, seulement 23 % ont été effectivement réalisées. Ce faible taux d'exécution indique que, malgré les efforts déployés, de nombreux étrangers en situation irrégulière parviennent à échapper aux mesures d'éloignement. La difficulté de mise en œuvre de ces décisions et les défis logistiques liés à l’expulsion de ces individus continuent de peser sur l’efficacité de la politique migratoire du gouvernement français.
Une hausse impressionnante des interpellations et expulsions
Le mois d'octobre 2024 a marqué un tournant dans les efforts du gouvernement français pour maîtriser l'immigration irrégulière. D’après les chiffres du ministère de l'Intérieur, 13 321 étrangers sans-papiers ont été interpellés, soit une augmentation de 21,3 % par rapport à l’année précédente. Cette hausse est une illustration directe de la politique de répression active mise en œuvre sous les ministères successifs de Gérald Darmanin et Bruno Retailleau.
En parallèle, les mesures d'éloignement des sans-papiers ont connu une hausse moyenne de 18,8 % en octobre 2024 par rapport à l’année précédente. Plus précisément, 1 906 expulsions ont été réalisées, contre 1 604 en 2023. Une distinction importante se fait entre les expulsions forcées (augmentation de 6,6 %) et les éloignements assistés (augmentation de 26 %), qui sont effectués sans contrainte, mais avec une aide au retour. Ces chiffres reflètent la politique du gouvernement français, qui met l’accent sur des expulsions plus fréquentes et une gestion plus rigoureuse des étrangers en situation irrégulière.
Les expulsions « spontanées » et l'évolution des titres de séjour
Une autre donnée marquante concerne les expulsions spontanées, celles réalisées sans assistance ou contrainte. Ces expulsions ont explosé, avec une hausse spectaculaire de 68,6 % en octobre 2023. Ce phénomène reflète un renforcement de l'application des lois sur l'immigration, mais il est important de noter que le ministère de l’Intérieur souligne que cette comptabilisation est partielle.
Parallèlement, le nombre de titres de séjour délivrés a diminué de 4,4 % en octobre 2024, avec seulement 16 376 titres accordés contre 17 126 en 2023. Cela s'inscrit dans une tendance à la baisse des premières délivrances de titres de séjour, avec une prévision de chute de 18,5 % d'ici la fin de l'année 2024 si cette dynamique se poursuit. Cette réduction des régularisations rejoint le discours politique de Bruno Retailleau, qui a exprimé son intention de « éloigner plus et régulariser moins ».








